Depuis plus de 100 ans, les coopératives d’habitation contribuent à proposer des logements abordables et de qualité en Suisse. Elles ont toujours su apporter des solutions innovantes face à la pénurie de logements, aux mutations sociales et aux défis en matière d’urbanisme. Mais la pression sur le marché du logement ne cesse de s’accentuer, ce qui soulève la question suivante: comment étendre et développer à l’avenir le modèle à succès du logement d’utilité publique. Le forum de l’habitat d’utilité publique organisé à Bâle a apporté des réponses à cette question.
Bâle a été aujourd’hui le théâtre d’une rencontre consacrée à l’avenir du logement d’utilité publique: à l’occasion du centenaire de l’association régionale coopératives d’habitation Suisse du Nord-Ouest, le Forum de l’habitat d’utilité publique a invité les participants à repenser avec audace ce modèle à succès. Plus de 350 représentants de maîtres d’ouvrage de logements d’utilité publique venus de toute la Suisse, ainsi que des milieux politiques et économiques, ont répondu à l’invitation de coopératives d’habitation Suisse et de son association régionale Suisse du Nord-Ouest. Sous la devise «100 ans d’idées pour l’habitat: tirer les leçons du passé pour l’avenir», le plus grand événement du secteur des coopératives d’habitation suisses a montré comment celles-ci peuvent continuer à évoluer entre les exigences sociales, la responsabilité écologique et les mutations de la société.

Le parc immobilier existant, clé de l’avenir
Pour commencer, ont été présentées les six idées issues du concours d’idées organisé par coopératives d’habitation Suisse du Nord-Ouest et destinées à trois coopératives d’habitation. Ce concours se voulait un espace de réflexion ouvert. Il ne s’agissait pas de rechercher des solutions standard toutes faites, mais des idées surprenantes et transposables, montrant comment les coopératives peuvent développer durablement leurs lotissements existants tout en créant davantage d’espaces habitables et en améliorant la qualité de vie. «Pour cela, il faut considérer les bâtiments, les structures et les réseaux sociaux existants comme des ressources et non comme des obstacles», explique Andreas Herbster, architecte, chef de projet et membre du comité de coopératives d’habitation Suisse du Nord-Ouest. «La rénovation de lotissements existants nécessite par ailleurs une plus grande marge de manœuvre et de nouveaux instruments du droit.»
➡️ Télécharger le PDF du concours et des réflexions pour l’avenir
➡️ Communiqué de presse complet de Coopératives d’habitation Suisse
➡️ Galerie d’images du Forum
