Editorial

La revue qui vous dit tout sur les coopératives d’habitation…

Edito

Chères lectrices, chers lecteurs,

«Les logements, c’est fait pour vivre, pas pour spéculer!». On croirait entendre le nouveau président de l’Association romande des maîtres d’ouvrage d’utilité publique (ARMOUP), Bernard Virchaux, lorsqu’il dévoile les grandes lignes de son programme quadriennal, en vue de mieux valoriser les plateformes du logement d’utilité publique (pages 8-9). Mais loin s’en faut. Cette injonction, c’est Xi Jinping, honorable président de la Chine, qui l’a prononcée lors du dernier Congrès du parti communiste en octobre dernier, non sans une nuance de menace à peine voilée dans le ton. Les mafias de l’immobilier n’ont plus qu’à bien se tenir, car désormais, elles sont également dans le collimateur de la vaste campagne anti-corruption du très vénérable président.

En Suisse, on spécule aussi dans l’immobilier, mais Xi Jinping n’y a pas son équivalent. A Genève, on spécule même à qui mieux mieux, mais les coopératives d’habitation et l’Etat semblent avoir trouvé récemment un terrain d’entente pour y remédier un tant soit peu – ils ont même trouvé des terrains constructibles! A Genève, ça lupise sec (explication page 33). Le Groupement des coopératives d’habitation genevoises a désormais sa «Madame Coopérative» (pages 34-36) et l’Etat de Genève son «Monsieur Coopérative» (pages 31-33). La lune de miel semble prometteuse.

La spéculation immobilière galope aussi à Lausanne et alentour, mais là aussi, les pouvoirs publics semblent vouloir y remédier un tantinet. On connaît déjà bien le projet Métamorphose, dont Habitation a régulièrement rendu compte ces dernières années; nous vous présentons aujourd’hui le nouveau directeur de la Société coopérative d’habitation Lausanne (SCHL), Ilhan Büchler, un homme de coeur et d’ambition, pour qui l’utilité publique signifie rendre les gens heureux (pages 13-14).

La spéculation immobilière? Les maîtres d’ouvrage d’utilité publique y remédient depuis bientôt un siècle déjà, avec plus ou moins de soutien de la part des autorités publiques.

«Les logements, c’est fait pour vivre, pas pour spéculer!»

Bonne lecture et à bientôt, sur les plateformes du logement d’utilité publique!

Patrick Clémençon